Chapitre 3
Lundi matin arriva trop vite à mon goût. Arrivant sur le stationnement de l'école, je remarquai pour la première fois la voiture des Cullen, une belle Volvo grise et Edward était appuyé contre la portière côté passager. Je me dénichai une place pour me garai et arrêtai ma camionnette. Pendant tout ce temps, Edward ne m'avait pas quitté des yeux. Prenant mon sac, je sortis de ma voiture pour me rendre à mon premier cours.
-Bonjour Bella! me dit une voix très douce.
Je me retournai et vis Edward, je me rendis compte que je n'avais jamais porté attention au ténor de sa voix, et franchement, je m'en voulu, c'était la plus belle voix que j'avais entendu de ma vie.
-Salut, lui répondis-je, mal assurée.
-Je voudrais seulement savoir si tu voudrais diner avec moi ce midi, je voudrais te parler, me dit-il en plantant ses prunelles incadescente dans les miennes.
-Hein? Pardon?!
-Tu m'as bien entendu Bella, je souhaite parler avec toi.
-D'accord, si ça peux te faire plaisir, lui répondis-je en essayant de retrouver mon calme.
Il parti à ses cours, alors que moi, j'étais toujours figée près de ma camionnette à réfléchir à ce qui c'était produit. À l'instant où ces prunelles avaient rencontrés les miennes, quelque chose d'étrange c'était produit en moi et je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus.
La matinée passa très rapidement tellement j'étais préoccupée par mon diner à venir avec Edward. J'étais nerveuse, je ne savais pas de quoi il voulait me parler. En sortant de ma salle de classe, je le vis, appuyer contre le mur, m'attendant.
-Salut, me dit-il, avec un grand sourir.
-Salut.
J'avais l'estomac trop noué pour manger, alors je m'installai à une table avec seulement une bouteille d'eau. Il me regarda, amusé. J'attendais qu'il brise le silence, bien décidé à ne pas rencontrer ses yeux à qui je ne pouvais rien refuser.
-Bella, je voudrais savoir pourquoi tu ne veux pas me parler, me demanda t-il sans préambule.
-Raisons personnelles, me bornai-je à répondre.
Ma réponse sembla le prendre au dépourvu. Je m'autorisai à lever les yeux vers lui et je vis qu'il m'observais, sans comprendre le sens de ma réponse.
-Bella, je veux savoir ce que j'ai fais de mal, reprit-il en me fixant de ses prunelles de lave d'or.
-Edward, dis-je, en essayant de me redonner constance, je... je ne souhaite pas avoir mal. Tu ne me connais pas, donc tu ne connais pas mon passé. Je suis désolé si ma réaction te blesse, mais je me protège.
Il parut sincèrement étonné de ma réponse. Dans ses yeux, je vis de l'incompréhension et de la tendresse.
-Parle moi de ton passé, donne moi une bonne raison pour que je cesse d'essayer de te parler.
-Mon passé est trop douloureux pour que j'en parle. Aurevoir Edward, lui dis-je en me levant.
Je partis en direction de la sortie de la cafétéria. J'étais bouleversé, trop pour rester à l'école. Je me dirigeai vers ma camionnette lorsqu'il m'intercepta.
-Bella, je souhaite vraiment comprendre et si je suis en mesure de t'aider, je souhaiterai t'aider, me dit-il.
Jamais quelqu'un n'avait essayé de me comprendre, jamais personne n'avait essayer de m'aider. Je détournai la tête pour cacher les larmes qui menacaient de couler. Prenant mon menton entre ses doigts curieusement glacés, il tourna mon visage dans sa direction. Je su qu'il lu dans mes yeux toute la tristesse et le désespoir que j'essayais tant bien que mal de cacher. Il me pris dans ses bras et me serra très fort.
-Bella, je ne te veux aucun mal, laisse moi t'aider.
Mes larmes débordaient de mes yeux, malgré tout mes efforts pour les retenir. Je les laissai couler sans les arrêter. J'aggripai sa chemise et sanglotai contre son torse dur comme le marbre. Il attendit patiamment qu'elles s'estompent. Je me détachai de lui, trop honteuse pour levé mes yeux bouffis et rougis vers lui.
-Je suis désolé Edward, je n'aurais pas du, marmonnais-je. Merci d'avoir été la.
-Je te l'ai dit Bella, je veux t'aider. Surtout ne t'excuse pas.
Comme je détournai toujours la tête, il reprit mon menton entre ses doigts, il me regarda, ses yeux dans les miens.
-Maintenant, dis moi ce que tu garde en toi. Pourquoi repousses-tu tous les gens qui veulent t'approcher?
-Je ne souhaite pas me lier avec les gens car toute ma vie, les personnes que je croyais proche, les gens envers qui j'avais confiance, m'ont tous repoussé, murmurais-je en baissant les yeux. J'ai eu trop mal, je ne veux plus souffrir. Voilà, tu le sais maintenant.
-Je ne suis pas tout le monde, me répondit-il simplement.
Je scrutai son visage, tout en étouffant l'espoir que ses paroles faisait naitre dans mon esprit, il avait l'air sincère. J'aurais voulu m'enfuir à toute jambes, mais mes yeux étaient de nouveau rivés dans les siens. Je voulais lui faire confiance, mais j'avais peur, j'avais peur d'être rejeté encore une fois, j'avais peur d'avoir mal encore une fois.
Il m'enlaça encore une fois tout en m'entrainant vers sa voiture. Lorsqu'il déserra son emprise, il ouvrit la portière et me fit monter à bord. Je ne protestai pas car je me savais incapable de conduire ma camionnette dans mon état, les larmes s'étant remise à couler.
-Alice et moi, nous viendrons te porter ta camionnette à la fin des cours, me dit-il, comme ça Charlie ne se rendra pas compte que tu n'as pas été en classe.
-Merci, murmurais-je, et tu rendra le merci à Alice aussi.
Il me conduisit chez moi, mes larmes coulant toujours sur mes joues. Il scrutait mon visage, mais je ne su pas ce qu'il cherchait à trouver. Arrivé dans l'entrée chez Charlie, il coupa le moteur, sortit et vint ouvrir ma portière. Il me suivi jusqu'à la porte et entra avec moi.
-Je reviens tout à l'heure porter ta camionnette.
-D'accord, merci et désolée encore une fois.
Il posa sa main sur mon épaule et la serra furtivement avant de quitter la maison. Lorsqu'il quitta, mes larmes que j'avais réussi à sécher dans le trajet entre l'école et la maison recommencèrent, mais cette fois ci, elles étaient de honte. J'avais ouvert une toute petite partie de mon coeur, mais une partie quand même, à un étranger. Pour occuper mon esprit, j'entrepris de préparer le souper. J'épluchai des patates et les mis à bouillir dans un chaudron. Je fis mariné du steak.
Un petit coup discret se fit entendre. J'allai répondre et je vis Edward sur le portique. Alice sortait de ma camionnette et vint vers moi. Je rougis, j'étais gênée, mais elle n'y prêta pas attention. Elle me rendit mes clefs tout en me saluant courtoisement.
-Est-ce que ça va mieux?, me demanda Edward.
-Un peu, mais j'ai déjà vu mieux, dis-je, en essayant de sourire. Je suis seulement morte de honte, je n'aura pas du éclaté en sanglots, je suis vraiment désolé que tu ai assisté à ca!
-Ne t'en fais pas, ce n'est pas grave et tu en avait besoin. Je suis la pour toi.
-Alice t'attend, lui dis-je, gênée.
-J'y vais. On se vois en cours demain, me dit-il avec un sourire irrésistible.
-Oui, à demain.